Mon Amour Pour Ronan Keating - Le Forum
 
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 L'ABBE PIERRE

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MessageSujet: L'ABBE PIERRE   Ven 26 Jan - 12:33

Il a essayé d’aimer
HOMMAGE A L’ABBE PIERRE (1912-2007)



http://www.evene.fr/celebre/actualite/hommage-abbe-pierre-mort-emmaus-630.php






http://tf1.lci.fr/infos/france/abbe_pierre/

Les funérailles de l'abbé Pierre se sont déroulées ce matin à Notre-Dame, en présence de centaines de personnalités, compagnons d'Emmaüs et anonymes.

http://editorial.gettyimages.com/source/search/FrameSet.aspx?s=EventImagesSearchState%7c0%7c1%7c0%7c28%7c0%7c0%7c0%7c1%7c0%7c0%7c0%7c73089689%7c0%7c0%7c0%7c0%7c0%7c%7c%7c0%7c0%7c0%7c0%7c0&p=3&tag=1


Continuer son combat"

Un grand portrait récent de l'Abbé Pierre, les mains jointes, figure à droite de l'autel. Les trois premiers rangs à droite étaient réservés aux compagnons d'Emmaüs, puis venaient les rangs du gouvernement, ceux des personnalités du spectacle, et de nouveau des rangs réservés à Emmaüs. A gauche, la famille du fondateur d'Emmaüs, né Henri Grouès. A l'extérieur, dans un froid glacial, plusieurs centaines de personnes assistaient à l'office retransmis sur écran géant.

Martin Hirsh, le président d'Emmüs France a salué "sa manière incomparable de bousculer (les pouvoirs publics) pour la juste cause". "Le véritable hommage sera de continuer son combat", a-t-il dit. Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a pour sa part dit "merci" à l'abbé Pierre pour son "exemple", louant "l'insurgé de Dieu" tout entier au "service des pauvres".


La messe de funérailles de l'Abbé Pierre était le point d'orgue d'une semaine d'hommages à l'apôtre des sans-logis, décédé lundi à l'âge de 94 ans, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. L'Abbé Pierre doit ensuite être inhumé, dans la plus stricte intimité, dans le modeste cimetière d'Esteville, en Seine-Maritime, près de ses compagnons de la première heure.









http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/6301623.stm

France pays homage to Abbe Pierre

Crowds of admirers paid their respects to Abbe Pierre
French leaders are attending a funeral ceremony at Notre Dame Cathedral in Paris for the priest Abbe Pierre, who championed the homeless.
One of France's most revered figures, Abbe Pierre died on Monday, aged 94.

President Jacques Chirac and Prime Minister Dominique de Villepin were among the mourners on Friday.

The Roman Catholic priest was France's leading champion of the destitute and homeless, topping a national popularity poll year after year.

Abbe Pierre will be buried in a private cemetery in the Normandy village of Esteville, on a day of "national homage".

The last Frenchman to be honoured in such a way was the environmentalist and inventor, Jacques Cousteau, in 1997.

Example for nation

Former President Valery Giscard d'Estaing and Paris mayor Bertrand Delanoe were among the mourners, as were cultural celebrities including Robert Hossein, Laetitia Hallyday, Jean Reno and Lambert Wilson.

Earlier mourners paid their respects before his open coffin in the 17th-Century Val-de-Grace church in Paris, beside the hospital where he died.

"Abbe Pierre showed us the way of the heart, of generosity, of the spirit of rebellion to help the most vulnerable," Mr Chirac said.

"His message must stay alive in each of us and it is up to all of us to follow it through."

Abbe Pierre was the codename he used - abbe is a title traditionally given to priests - during his work with the French Resistance, smuggling Jews out of occupied France during World War II.

Born Henri Groues, he founded the Emmaus association in 1953, and fought for a law to stop parliament expelling tenants during the winter months after a freezing spell hit the country.

He demanded the nation act when he went on the radio in the winter of 1954, highlighting the case of a three-month-old baby who had frozen to death in inadequate housing and a woman who had died on the streets clutching an eviction order.

In the subsequent decades, he continued his tireless campaign for the destitute - and his hostels started to appear around the world in the 1970s.





RELATED INTERNET LINKS
Emmaus Movement

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MessageSujet: Re: L'ABBE PIERRE   Ven 26 Jan - 12:46

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbe_Pierre


Biographie
Henri Grouès est né le 5 août 1912 dans une famille bourgeoise aisée et pieuse de négociant en soie lyonnais, originaire, du côté paternel, du hameau de Fouillouse en Saint-Paul-sur-Ubaye, village le plus haut des Alpes-de-Haute-Provence situé au fond de la vallée de l'Ubaye, et de Tarare dans le Rhône du côté maternel. Il est le cinquième de huit enfants. Il passe son enfance à Irigny, près de Lyon. À 12 ans, il accompagne son père à la confrérie séculaire des Hospitaliers veilleurs, où les bourgeois se font coiffeurs barbiers pour les pauvres.

Il fit partie des scouts de France, dans lesquels il fut totémisé « Castor méditatif ». En 1928 à 16 ans, après un « coup de foudre avec Dieu » selon ses propres mots, il veut entrer dans les ordres franciscains, cependant il devra attendre d'avoir 17 ans et demi. À ce sujet il déclara « On me disait beau gosse, peut-être même un peu mondain, pourtant, le lendemain je serai moine. »


[modifier] Entrée dans les ordres
En 1931, il fait profession chez les capucins où il prononce ses vœux. Il renonce cette année-là à sa part du patrimoine familial, et donne tout ce qu’il possède à des œuvres caritatives. En religion, Henri Grouès devient frère Philippe. En 1932, il entre au cloître, au couvent de Crest où il passe sept années d'austérité religieuse.

Il est ordonné prêtre le 24 août 1938. En avril 1939, il devient vicaire à Grenoble.

[modifier] Seconde Guerre mondiale
Il est mobilisé comme sous-officier dans le régiment du train des équipages, en décembre 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Selon sa biographie officielle, il aide des juifs pourchassés par les nazis au lendemain de la rafle du Vel’ d’Hiv et d’une rafle similaire à Grenoble en zone libre : « En juillet 1942, deux juifs pourchassés lui demandent de l’aide. Il découvre alors les persécutions et s’engage immédiatement, apprend à faire les faux papiers. Dès août 1942, il commence à faire passer des juifs en Suisse. » Cependant, ces affirmations n’ont pas été corroborées par des témoignages authentifiés (l’ensemble de l’œuvre de l’Abbé Pierre laissant néanmoins difficilement imaginer de telles forfanteries…).

La même année, il fait passer en Suisse le plus jeune frère du Général de Gaulle, Jacques, ainsi que son épouse. Il participe à la création de maquis dont il est un des leaders dans le massif du Vercors et le massif de la Chartreuse.

Il aide les réfractaires au Service du travail obligatoire (STO). Il prend le nom d’Abbé Pierre dans la clandestinité. En 1944, il est arrêté par l’armée allemande à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, mais est relâché et passe en Espagne puis rejoint via Gibraltar les Forces françaises libres du Général de Gaulle à Alger en Algérie française. Il devient aumônier de la Marine sur le Jean Bart à Casablanca (Maroc) et devient une figure importante de la Résistance.

Ses actions dans la résistance lui valent la Croix de guerre avec palme à la libération. De son expérience passée et des drames dont il a été témoin, il doit, comme bien d’autres résistants de tout bord qui l’ont côtoyé, son engagement politique pour restaurer une société digne fondée sur les droits humains fondamentaux, mais aussi sa profonde détermination à agir pour des causes qu’il croit justes, y compris parfois dans l’illégalité, et à mobiliser autour de lui pour faire changer les lois établies et les regards indifférents.

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Dernière édition par le Ven 26 Jan - 13:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'ABBE PIERRE   Ven 26 Jan - 12:47

[modifier] Carrière politique
Après la guerre, sur les conseils de l’entourage de De Gaulle, et l’approbation de l’archevêque de Paris, il est élu député de Meurthe-et-Moselle aux deux assemblées nationales constituantes (1945-1946), comme indépendant apparenté au Mouvement républicain populaire (MRP) de résistants démocrates-chrétiens, puis à l’Assemblée nationale de 1946 à 1951, où il siège d’abord sein du groupe MRP.

En 1947, il est vice-président de la Confédération mondiale, mouvement fédéraliste universel (mondialisation démocratique). Avec Albert Camus et André Gide, il fonde le comité de soutien à Garry Davis, citoyen du monde, qui s’oppose à la remontée rapide des égoïsmes nationaux et déchire son passeport devant l’ambassade américaine.

Il se désolidarise du parti politique après « l’incident sanglant » de Brest d’avril 1950, ayant provoqué la mort de l’ouvrier Édouard Mazé. Dans sa lettre de démission du 28 avril 1950, Pourquoi je quitte le MRP, il dénonce les positions politiques et sociales du Mouvement. Il rejoint ensuite la Ligue de la jeune République, mouvement chrétien socialiste. Mais, il ne se représentera plus à l’Assemblée à la fin de son mandat : sa courte carrière politique se termine en 1951 et l’Abbé Pierre retourne à sa vocation première de prêtre-aumônier et s’investit, avec sa petite rente d’ex-député, dans ses actions caritatives.


[modifier] Fondation d’Emmaüs
Il fonde en 1949 l’association des Compagnons d'Emmaüs (en référence à Emmaüs, village de Palestine apparaissant dans un épisode du dernier chapitre de l'Évangile selon Luc) d’aide aux déshérités, particulièrement aux sans-abris. Il commence ainsi dès 1950 par fonder la communauté d’Emmaüs Neuilly-Plaisance.

Les communautés Emmaüs se financent par la vente de matériels et d’objets de récupération et construisent des logements. C’est une organisation laïque.

En 1952, il participera au jeu « Quitte ou double » sur Radio-Luxembourg pour alimenter financièrement son combat, où il gagnera 256 000 francs de l'époque.


[modifier] Hiver 54
L’abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abris pour une « insurrection de la bonté ». « Il y a cinquante ans, tous sortaient à peine des atrocités de la guerre. Tous avaient dû fuir, chacun se sentait proche des réfugiés. Les gens se rappelaient la souffrance et la peur. Ils étaient davantage prêts à réagir. Mais on ne renouvelle pas des faits historiques comme celui-là. »

Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg (future RTL) :

"Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée... Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent !
Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre centre fraternel de depannage, ces simples mots : " Toi qui souffres, qui que se soit entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t'aime "
La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux "sans abri". Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : 5000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques
Déposez les vite à l'hôtel Rochester, 92 rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.
Merci !"
Le lendemain, la presse titra sur « l’insurrection de la bonté ». L’appel rapportera 500 millions de francs en dons (dont 2 millions par Charlie Chaplin)[2], une somme énorme pour l’époque et complètement inattendue, des appels et courriers qui submergèrent complètement le standard téléphonique de la radio, et des dons en nature d’un volume si immense qu’il fallut des semaines pour simplement les trier, les répartir et trouver des dépôts pour les stocker convenablement un peu partout en France.

L’appel de 1954 attira des bénévoles volontaires de toute la France pour aider d’abord à la redistribution, mais aussi fonder les premiers groupes se réclamant de cet appel. Rapidement, il dut organiser cet élan inespéré de générosité, et le 23 mars il fonde les Compagnons d’Emmaüs, communauté de chiffonniers qui construisent des logements pour les sans-abri, et les accueillent en leur procurant non seulement toit et couvert en situation d’urgence mais aussi un travail digne. Nombre de compagnons d’Emmaüs seront ainsi d’anciens sans-abris, de tous âges, genres et origines sociales, sauvés de la déchéance sociale ou parfois d’une mort certaine et rétablis dans leurs droits fondamentaux, par les communautés issues de cet élan de générosité à qui il retournent leurs remerciements par leur propre engagement caritatif.

Le combat de l’Abbé Pierre a aussi permis l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion de locataires pendant la période hivernale.


[modifier] Réforme de la doctrine de l’Église
En 2005, dans son livre Mon Dieu... pourquoi ?, rédigé avec Frédéric Lenoir, il déclare qu’il a été attiré par des jeunes filles, étant lui-même jeune homme et avant d’entrer dans les ordres. À ce sujet, il invite les dirigeants d'Eglise à réfléchir sur une éventuelle réforme de la discipline de l’Église en faveur de l’ordination des hommes mariés. Et ne comprend pas l’opposition des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, l’ordination des hommes mariés étant autorisée par l’Église dans certains rites orientaux. En outre, il voit dans cette autorisation un moyen de lutter contre la pénurie de nouveaux ministres du culte de l’Église. Il incite également à réfléchir à l’ordination des femmes.

Dans cet ouvrage, il ne s’oppose pas à l’homoparentalité, à condition que les enfants ne subissent aucun préjudice psychologique ou social et explique notamment son opinion sur le fait « qu’un modèle parental classique n’est pas nécessairement gage de bonheur et d’équilibre pour l’enfant ». Mais il se déclare contre le mariage et préfère y substituer une « alliance » homosexuelle. Car selon lui, le mariage homosexuel « créerait un traumatisme et une déstabilisation sociale forte. »

Il réagira vivement à la suite de la publication de ce livre, affirmant "ne pas avoir lu ce livre". Il considèrera avoir été trompé par son ami de longue date (Frédéric Lenoir), qui aurait avancé en son nom des propos jamais tenus.

Il ne cède pas pour autant à la démagogie, se faisant huer lors d'une soirée de mobilisation contre le sida en affirmant que le meilleur remède à cette épidémie est la fidélité dans l'amour. Peu dogmatique, il est tout de même favorable au préservatif, affirmant « qu’il faut regarder les problèmes en face. »

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MessageSujet: Re: L'ABBE PIERRE   Ven 26 Jan - 12:49

[modifier] Image publique
L’image du grand barbu en soutane, en grosse pèlerine et godillots que lui a un jour offert un sapeur pompier forge vite son statut de « héros légendaire », de « juste » (selon son testament évoqué par ses compagnons de la Communauté d’Emmaüs, cette pèlerine emblématique reviendra au Musée des pompiers de Paris).

Après l’appel de 1954 et la sortie du film Les Chiffonniers d’Emmaüs consacré à l’abbé Pierre, Roland Barthes a analysé en 1957, son visage, « qui présente clairement tous les signes de l’apostolat : le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité. »[3] Sa coupe, « équilibre neutre entre le cheveu court [..] et le cheveu négligé » approche selon le sémiologue l’intemporalité de la sainteté, et l’identifie à saint François d’Assise. La barbe, celle du capucin et du missionnaire, symbolise quant à elle la pauvreté et la vocation apostolique, comme pour le père de Foucauld. Ce visage évoque donc à la fois la spiritualité de l’homme, le combat de son sacerdoce, et sa liberté vis-à-vis de sa hiérarchie. Pour Pierre Bourdieu, l’abbé est même un prophète, « surgi[ssant] en temps de disette, de crise », « pren[ant] la parole avec véhémence et indignation. »[4]

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MessageSujet: Re: L'ABBE PIERRE   Ven 26 Jan - 12:50

Mais, Barthes se demande aussi si « la belle et touchante iconographie de l’abbé Pierre n’est pas l’alibi dont une bonne partie de la nation s’autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice. » Cette grande popularité en France ne s’est jamais démentie, les enquêtes d’opinion de la presse le plaçant indétronablement pendant une dizaine d’années (un record inégalé, après avoir succédé au commandant Jacques-Yves Cousteau, à peine éclipsé durant un an par une seconde place temporaire imputée à l’affaire Garaudy) en tête des personnalités préférées des Français, comme celles du Journal du Dimanche publiées plusieurs fois par an, jusqu’à ce qu’il demande à en être retiré en début 2004. « C’est à la fois une arme et une croix », dit-il, pour laisser la place des honneurs aux plus jeunes.

L’abbé Pierre s’est toujours appuyé sur son image grâce aux médias, depuis son appel sur Radio-Luxembourg en 1954, jusqu’à sa présence à l’Assemblée nationale en janvier 2006, en faveur de la loi SRU sur le logement social. Selon Bernard Kouchner, fondateur de Médecins du Monde, il est ainsi l’inventeur de la loi du tapage médiatique.[5]

Encore ces dernières années, malgré la maladie et l’âge, il est descendu dans la rue pour soutenir la cause des pauvres. Il a soutenu l’association Droit au logement (DAL). Un dernier combat qui fait encore l’actualité politique en pleine campagne présidentielle 2007, où les candidats se pressent pour défendre une future loi sur le logement opposable poussée par l’action médiatique d’associations de sans-logis, un texte qu’ils veulent maintenant nommer « loi Abbé Pierre, » comme avant lui son ami Coluche à qui on a attribué la loi sur les dons aux œuvres caritatives, une autre icône populaire et médiatique et pourtant si humaine de la fin du XXe siècle restée dans le cœur des Français, et que l’Abbé Pierre avait soutenu avant de devoir, lui le vieil homme, lui succéder dans son combat inachevé pour les « exclus du partage. »


[modifier] Controverse
En 1996, lorsque son ami Roger Garaudy est traduit en justice pour négationnisme suite à la publication de son livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne, il lui apporte son soutien « à titre amical » sans avoir lu le livre, ce qui lui vaudra d’être exclu du comité d’honneur de la LICRA. Cette décision est toujours maintenue aujourd’hui : la LICRA a rayé de son histoire officielle les soutiens dont elle avait bénéficié quand elle avait admis l’abbé Pierre et elle a tu les raisons qui l’avaient poussée à l’admettre en son sein avec tous les honneurs, pour bénéficier de sa popularité, la LICRA ayant sommé l’abbé de prendre une position sur un sujet où lui-même ne s’était pas exprimé.

L’abbé Pierre se démarquera ensuite des tentatives pour « nier, banaliser ou falsifier la Shoah » dont il avait été lui-même témoin. Selon les termes du quotidien L'Humanité, « ce revirement tardif ne dissipe cependant pas le malaise. »[6]

L’historien Pierre Vidal-Naquet déclara pour sa part : « Je crains que la prise de position de l’abbé Pierre ouvre les vannes d’une poussée antisémite. »[7] Cette polémique, qui meurtrira durablement l’abbé Pierre, ne reçut cependant que peu d’écho auprès de la population[8] et fut l’occasion pour nombre de Français de le soutenir en renouvelant pendant de nombreuses années[1] sa confiance dans les personnalités françaises les plus aimées (jusqu’à ce que l’abbé y mette fin lui-même).

L’abbé Pierre s’explique d’ailleurs très clairement à ce sujet dans le documentaire Un abbé nommé Pierre, une vie au service des autres[9] en précisant le soutien « à titre amical » apporté à la personne de Roger Garaudy et non aux propos qu’il a tenu dans son livre, dont il n’avait pas pris connaissance (une réponse qui peut sembler trop légère, mais dont la formulation a été précipité par d’autres, alors que l’abbé Pierre ne prenait habituellement des positions publiques que sur des sujets qu’il avait eu le temps de réfléchir mûrement pour se forger une opinion).

Le conservateur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère département où Henri Grouès a accompli la majeure partie de ses actions de résistance a pour sa part déclaré que l’abbé aurait mérité dix fois d’être déclaré Juste parmi les nations pour son combat au sein de la Résistance en faveur des juifs[10], l’abbé Pierre n’ayant lui-même donné aucun propos antisémite, ni pendant, ni après la guerre, et ayant prouvé son honnêteté par son action tout au long de son existence, comme le fait qu'il ait sauvé des juifs pendant la guerre au péril de sa vie.

Certains ont critiqué les propos de l’Abbé Pierre sur l’idée de la terre promise dans l’ancien testament. En effet, il dénonçait la prise très violente de cette terre par les israélites, telle qu’elle est décrite dans la Bible : « Que reste-t-il d’une promesse lorsque ce qui a été promis, on vient de le prendre en tuant par de véritables génocides des peuples qui y habitaient, paisiblement, avant qu’ils y entrent » dira-t-il à Bernard Kouchner[11] et il n’hésitera pas à en déduire une véritable vocation à l’exil de ce peuple « Je crois que - c’est çà que j’ai au fond de mon coeur - que votre mission a été - ce qui, en fait, s’est accompli partiellement - la diaspora, la dispersion à travers le monde entier pour aller porter la connaissance que vous étiez jusqu’alors les seuls à porter, en dépit de toutes les idolâtries qui vous entouraient. »[11]

De même, sa position sur la Shoah demeurera teintée d’ambiguïté : « ils [la LICRA] n’acceptent absolument pas le dialogue, contrairement à Garaudy. Ils considèrent que le débat (sur le génocide des juifs) est clos. Qu’oser le rouvrir n’est pas possible. Par exemple sur la question des chambres à gaz, il est vraisemblable que la totalité de celles projetées par les nazis n’ont pas été construites ».[12], propos auquel l’Abbé Pierre ajoute toutefois : « Mais mes amis de la LICRA me disent qu’avancer de telles affirmations, c’est contester la Shoah. Ce n’est pas sérieux. »[12]



[modifier] Rencontres et actions internationales
L’abbé Pierre a rencontré au cours de sa vie les papes Pie XI, Pie XII, Jean XXIII et à plusieurs reprises Jean-Paul II.

Il a rencontré des membres éminents de la communauté scientifique et politique internationale notamment :

1944 : le Général de Gaulle à Alger en Algérie française, après son arrestation par l’armée allemande et son évasion via l’Espagne.
1945 : le père Teilhard de Chardin et le philosophe Nicolas Berdiaëff, chez lui, deux hommes que l’abbé Pierre tentera vainement de concilier et faire se comprendre.
1948 : Albert Einstein à l’Université de Princeton aux États-Unis, pour discuter avec lui des « trois explosions atomiques ».
1956 : le président tunisien Habib Bourguiba pour le convaincre de parvenir à l’indépendance de la Tunisie sans violence.
1955 : le président américain Dwight David Eisenhower dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à qui il remet un exemplaire de son livre « Les chiffonniers d’Emmaüs. »
Le Roi du Maroc, Mohammed V, où il dépêche deux missionnaires pour trouver des solutions aux bidonvilles en favorisant le logement rural.
1956 : de nombreuses rencontres internationales, aux Pays-Bas, Portugal, Autriche, Inde, Suisse, Maroc. Il rencontre le Premier ministre indien Nehru, avec Indira Gandhi, et le sage indien Vinoba Vabe pour soutenir sa marche agraire non violente.
1958-1959 : conférences dans les pays scandinaves et d’Amérique du Sud. Le ministre de l’Éducation nationale du Pérou fait appel à lui pour développer l’éducation des populations pauvres. Le père Camillo Tores en Colombie lui demande conseil sur la position de l’Église colombienne qui renie l’action des prêtres ouvriers. Il rencontre l’évêque des indiens en Équateur pour lui demander de freiner la construction de lieux de cultes somptueux dans des quartiers déshérités.
1959 : au Liban, il crée à Beyrouth la première communauté d’Emmaüs multiconfessionnelle, fondée par un musulman sunnite, un archevêque chrétien melkite et un écrivain maronite.
1962 : il est reçu dans l’ermitage du père Charles de Foucauld à Béni-Abbés en Algérie où il réside pendant plusieurs mois.
1963 : on le presse lors de sa convalescence en Argentine, de fédérer les communautés Emmaüs du monde dans Emmaüs International, qui se réunira en 1969 à Berne en Suisse, et en 1972 à Montréal au Québec au Canada.
1971 : il est appelé en Inde par Jayaprakam Narayan pour représenter avec la Ligue des Droits de l’Homme la France dans la question du règlement des réfugiés. Indhira Gandhi l’invite à son tour pour traiter des réfugiés bengalis. L’Abbé Pierre s’engage en fondant des communautés Emmaüs au Bangladesh.
années 1980 : Mobilisé en faveur des Brigades rouges, lors du procès à Venise de leurs membres, qu'il jugeait « persécutés par la droite », l'abbé Pierre aurait convaincu François Mitterrand de protéger les anciens terroristes italiens réfugiés en France.[13]
1985 : il apporte son soutien au comédien comique Coluche qui, comme lui avant, fait un appel le 26 septembre sur les ondes pour venir en aide aux affamés. Là encore la réponse publique à cette idée est inespérée, et Coluche avec le soutien des associations caritatives et de nombreuses personnalités, lance le mouvement des Restos du Cœur (Coluche offrira 1 milion de francs à Emmaüs quelques mois avant sa mort). L’abbé qui apporte son soutien y voit la preuve que son combat lancé en 1954 peut être repris aussi efficacement par d’autres après lui, et il se convainc à nouveau de l’utilité des médias pour soutenir ses propres actions dans les communautés d’Emmaüs. Dès lors, il se fera plus visible et fera appel aux personnalités. La Fondation Abbé Pierre bénéficiera de la loi Coluche votée après sa mort, peu après ce lancement. La mort de son ami Coluche le marquera durement lorsque l’Abbé Pierre célèbrera ses obsèques, pour reprendre ensuite son combat médiatique avec le soutien de nombreuses personnalités du spectacle et anonymes.
1988 : il rencontre les représentants du Fonds monétaire international pour trouver une solution à la dette extérieure des pays du Tiers Monde.
1990 : il voyage aux États-Unis et au Brésil pour accompagner la sortie du film biographique Hiver 54, l'abbé Pierre de Denis Amar avec Lambert Wilson dans son rôle et Claudia Cardinale. Film qui retrace une partie de son action et la médiatisation de son combat contre la pauvreté avec les communautés d’Emmaüs.
1991 : il s’adresse directement aux présidents Georges Bush et Saddam Hussein, lors de la première guerre du Golfe. Il exhorte le gouvernement français à prendre des initiatives pour répartir la charge des réfugiés dans le monde, par un organisme disposant de plus de moyens que le HCR actuel des Nations Unies avec le bon vouloir des nations. Il rencontre le Dalaï-Lama lors des journées inter religieuses pour la paix.
2001 : le président Jacques Chirac lui remet les insignes de Grand Officier de la Légion d’honneur, avant de l’élever au titre de Grand-Croix, la plus haute distinction française pour ses services rendus à la nation.
2004 : il se rend en Algérie pour l’inauguration de maisons reconstruites par la Fondation Abbé Pierre, après le tremblement de terre ayant frappé le pays l’année précédente.

[modifier] Accidents et problèmes de santé
Il a été régulièrement malade, notamment des poumons quand il était jeune. Il s’est sorti indemne de situations dangereuses :

Tombé dans une profonde crevasse quand il aidait des gens à s’enfuir pendant la guerre.
Rescapé quand l’avion dans lequel il se trouve réussit un atterrissage d’urgence, sans moteur, dans les années 1950 en Inde.
Et surtout, naufragé miraculé en 1963, au Rio de la Plata entre l’Argentine et l’Uruguay. Quatre-vingts personnes perdent la vie autour de lui, qui survit accroché à un bout de bois. Peu de temps après, lors de son voyage à Alger, il exhibait avec une sorte de joie pleine de gratitude un couteau suisse qui avait été déterminant pour lui en cette aventure. Il se montra plein de compassion pour les orphelins hébergés à l’école Lavigerie (Casbah) et demanda pour eux une aide particulière au cardinal archevêque d’Alger, Monseigneur Duval.
Tous ces accidents vont participer à lui forger une image de miraculé.


[modifier] Sa mort
L’abbé Pierre meurt le lundi 22 janvier 2007, tôt le matin (5 h 25 heure locale), à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, des suites d’une infection du poumon droit consécutive à une bronchite. Il était âgé de 94 ans.[14],[15]

Il affirmait : « J’ai passé ma vie à prier Dieu pour mourir jeune ». Et il ajoute : « Vous voyez c’est raté ! ».

Les réactions en France sont rapides.

Le jour de sa mort, le président de la République française Jacques Chirac a salué la mémoire de l’abbé Pierre et a estimé qu’avec sa disparition « c’est la France entière qui est touchée au cœur ».

« Au mouvement Emmaüs et à la Fondation Abbé Pierre, à tous ses militants et bénévoles, le Président de la République fait part de sa grande peine et l’expression de toute sa solidarité ».

L’ensemble de la classe politique française reconnaît le travail réalisé par l’abbé Pierre, notamment Dominique De Villepin, Premier ministre qui saluait « l’homme de cœur et d’engagement ». Dans un communiqué publié par Matignon, le Premier Ministre souligne que « l’abbé Pierre a été, toute sa vie durant, une force d’indignation capable de faire bouger les cœurs et les consciences » : « Défenseur du droit au logement, fondateur des communautés d’Emmaüs, il s’est consacré sans relâche à aider les plus pauvres à tracer leur chemin. L’abbé Pierre nous a montré la voie de la générosité individuelle et collective. Il manquera à tous les Français », conclut Dominique de Villepin.

De tous bords, les politiques ne tarissent d’éloges pour l’abbé Pierre. Ainsi, par exemple, Ségolène Royal — candidate socialiste à l’élection présidentielle française 2007, déclare-t-elle au micro de la radio RTL que « Le long cri de colère de l’abbé Pierre contre la pauvreté ne doit pas s’éteindre », tandis que Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la même élection déclarait, lui, dans un communiqué, que « avec la disparition de l’Abbé Pierre, le cœur de la France est en berne ».

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MessageSujet: Re: L'ABBE PIERRE   Ven 26 Jan - 12:50

Selon le communiqué officiel de la Fondation qui porte son nom, une chapelle ardente est ouverte à tous, les mercredi 24 janvier et jeudi 25, toute la journée, à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, où son cercueil simplement surmonté de sa canne et son bérêt est exposé aux remerciements du public ; un hommage populaire à l’abbé Pierre est prévu le jeudi 25 janvier au Palais Omnisports de Paris-Bercy, de 19 à 23 heures. Par ailleurs des livres d’or collectent les hommages populaires à Paris, Metz et dans plusieurs communautés Emmaüs du Sud de la France ; face aux demandes, d’autres communautés Emmaüs en France ou dans le monde recueillent aussi les hommages du public.

L’ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a demandé un peu rapidement à ce que soient célébrées « des obsèques nationales » en l’honneur de l’abbé Pierre. La présidence de la République s’est prononcée le jour de sa mort pour savoir si un « hommage national » ou un « deuil national » (la plus haute distinction funéraire française) serait rendu. Conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre et la famille qui semblait s’opposer à la seconde option, c’est la première option qui a été choisie (réservée tout de même à des personnalités exceptionnelles telles avant lui, Jean-Paul II et le Commandant Cousteau), plus conforme au testament de l’abbé qui préférait que tout l’argent serve plutôt à la collecte au profit des œuvres de sa Fondation, à laquelle il a donné tout au long de sa vie l’ensemble de ses droits ainsi que les dons personnels faits à son nom.
Selon une déclaration du président d’Emmaüs France, ses obsèques accompagnées d’un « hommage national » se dérouleront le vendredi 26 janvier à 11 heures, en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son cercueil sera ensuite transféré vers sa communauté d’Esteville en Seine-Maritime, où l’abbé Pierre sera inhumé dans la plus stricte intimité. Suite à la demande de la famille, les drapeaux français ne seront pas mis en berne.

De très nombreuses associations et fondations françaises ou internationales qui ont milité avec l’Abbé Pierre dans des causes communes en faveur des plus démunis lui rendent un vibrant hommage par des communiqués officiels (sauf la LICRA qui ne lui a accordé aucun pardon malgré sa sincère repentance envers ceux qu’il aurait maladroitement blessé).

Plusieurs personnalités politiques se prononcent déjà pour le transfert de sa tombe au Panthéon, en dépit de ce que voulait l’abbé dans son livre-testament et ses déclarations, conscient de son immense popularité et des responsabilités que lui imposait cette confiance, confiance qu’il portait à la fois « comme une arme », capable de soulever une population tout entière pour le soutenir, « et une croix » très lourde à porter et qui ne lui épargnerait rien.
[modifier] Distinctions et hommages
Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.
Médaille de la Résistance.
Médaille d’or Albert Schweizer de la Fondation Goethe (à Bâle, Suisse) en 1975, remise par René Lenoir, secrétaire d’État français.
Commandeur de la Légion d’honneur en 1987 pour son action pour le logement des défavorisés.
1991, Italie : remise du Premier Prix de la Fondation Balzan pour l’Humanité, la paix et la fraternité des peuples, pour son combat pour les droits de l’homme, la démocratie, la paix, pour la lutte contre les souffrances spirituelles et physiques, et pour la solidarité universelle au travers des communautés Emmaüs.
Il est promu Grand officier de la Légion d’honneur en 1992 mais il refuse de la porter jusqu’en 2001 pour protester contre le refus de l’État français d’attribuer des logements vides à des SDF. La question est encore d’actualité aujourd’hui dans la campagne présidentielle 2007 (dont la future loi sur le droit au logement opposable devrait porter son nom, comme avant lui pour Coluche dont il a soutenu la cause avant de célébrer ses obsèques et à qui sera attribué la loi sur les dons aux œuvres caritatives).
En janvier 2004, il demande à ne plus figurer dans le palmarès de la presse des personnalités les plus aimées des Français, après de nombreuses années successives où il a été promu dix-sept fois en tête du Top 50 entre 1989 et 2003, afin de « laisser cette place aux jeunes. »
14 juillet 2004 : élevé à la dignité de Grand’Croix de la Légion d’honneur par le président de la République, la plus haute distinction officielle française[16].
Plusieurs décorations étrangères, dont celles de Grand officier de l’Ordre national du Québec lors de la visite officielle à Paris du premier ministre de la province du Québec Jacques Parizeau en janvier 1995.
Une école à son nom a été baptisée à Hédé en Ille-et-Vilaine le 17 septembre 2005.
26 janvier 2007 : hommage national de la République française, avec la présence officielle du gouvernement aux obsèques.[17]

[modifier] Citations
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Vous pouvez contribuer à l'améliorer en ajoutant des références confirmant les différents points évoqués.
« Il ne faut pas faire la guerre aux pauvres, mais à la pauvreté. »
« Un raciste est un homme qui se trompe de colère. »
« Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés d’un vrai logement. »
« Dites leur d’écrire : il a essayé d’aimer. », répondit l’abbé Pierre quand on lui demanda ce qu’il voudrait qu’on inscrive sur sa tombe.
« Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien. »
« De temps en temps, faire ce qui ne se fait pas, ça fait du bien. »
« Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre. »
« Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres. »
« On ne peut pas, sous prétexte qu’il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout. »
« Quand on s’indigne, il convient de se demander si l’on est digne. »
« C’est tellement complexe un homme et, jusqu’au dernier instant, tellement inachevé ! »
« L’enfer, c’est les autres, écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L’enfer, c’est soi-même coupé des autres.»
« Le rôle de tout être humain, c’est de faire la preuve que le monde n’est pas sans raison. »
« La vie est plus belle que la prudence. »
À propos de Jean-Marie Le Pen : « Je lui ai dit deux fois Ta gueule, et je le répéterai indéfiniment, tant que j'aurai un souffle de vie. »
Il n'a pas toujours été tendre envers ceux qui l'idolâtraient : « C'est souvent leur façon inconsciente de se dérober à leur véritable devoir. »
« La politique ça consiste uniquement à savoir à qui on va prendre du fric et à qui on va le donner. »[18]
À propos de Nicolas Sarkozy, durant la crise des banlieues et alors qu'il se trouvait dans un quartier défavorisé : « Mais est-ce qu'il s'inquiète de la sécurité de vous, ou de la sécurité des bourgeois des avenues riches de Paris ? »
« Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscient que n'en aura jamais le désespéré. »
À la question : « Qu'aimeriez-vous entendre Dieu vous dire à votre arrivée ? », il avait répondu : « Va vite te débarbouiller et prendre ta place au banquet ! »

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